L'abattage rituel islamique respecte un protocole précis transmis par le Prophète Muhammad (paix sur lui) et codifié par les juristes :
1. Animal vivant et en bonne santé — l'animal mort, malade en phase terminale, ou blessé profondément avant l'abattage est haram. L'animal doit être conscient pour que la saignée rituelle soit valide.
2. Animal d'espèce autorisée — bovins, ovins, caprins, camélidés, volailles, gibier sauvage abattu rituellement. Sont exclus : porcs, chiens, chats, animaux carnivores, oiseaux de proie, reptiles (selon les écoles).
3. Abatteur musulman ou gens du Livre — la majorité des écoles requièrent un abatteur musulman pratiquant. L'école majoritaire accepte aussi les juifs et chrétiens pratiquants (gens du Livre), sous certaines conditions strictes.
4. Invocation du nom d'Allah — l'abatteur prononce « Bismillah Allahu Akbar » au moment du geste. L'oubli involontaire est excusé selon la majorité des écoles ; l'omission délibérée invalide l'abattage.
5. Couteau bien aiguisé — le couteau doit être suffisamment tranchant pour sectionner d'un geste rapide et indolore. L'usage d'un instrument émoussé est interdit par les hadiths qui insistent sur le « bel abattage » (ihsân).
6. Section complète et saignée — section nette d'un seul geste de la trachée, de l'œsophage et des deux carotides, suivie d'une saignée complète. L'animal ne doit pas être démembré avant l'arrêt complet des mouvements.